DLog (supplt à www.lahary.fr/pro)

Blog professionnel de Dominique Lahary, bibliothécaire. Mes propos n'engagent que moi.

Archive for janvier 2010

Le Bulletin de l’ABF en ligne !

Posted by Dominique Lahary le 27 janvier 2010

Pas BIBLIOthèque(s), la revue actuelle de l’ABF, mais le Bulletin d’informations qui l’a précédée.

Il a été numérisé du numéro 110 (1981) à  au numéro 193 (2001).

C’est ici :

http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/revues/feuilletage-revue-107

Merci à l’Enssib !

(L’ABF annonce la numérisation en 2010 de BIBLIOthèque(s) de 2001 à 2008 , et offre un petit diaporama rétrospectif)

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Vive la permutation !

Posted by Dominique Lahary le 15 janvier 2010

Le 1er février 2010, je ne serai plus directeur de la bibliothèque départementale du Val d’Oise, poste que j’occupais depuis octobre 1999, ayant eu l’honneur de succéder à Françoise Danset. Je suis très heureux de céder la place à Cécile Le Tourneau qui en était la directrice adjointe depuis 2000. Et je deviens directeur adjoint à sa place.

C’est moi qui ai proposé cette permutation. Je ne sais si j’y aurais songé sans le précédent de Jean-Pierre Zanetti. Elle a été acceptée par Cécile et validée par notre hiérarchie.

Je suis content d’avoir occupé ce poste pendant dix ans et cinq mois. Bien des choses ont été faites, avec une équipe formidable à qui je rends ici hommage.

Mais j’ai pensé que je serais plus utile en passant au second plan, sans déserter en rien : il ne me reste plus que quelques années de vie salariée et, si je les passe en totalité et en partie au Conseil général du Val d’Oise, je pourrai continuer à le faire bénéficier de mon expérience, de mes analyses et de ce qui me reste d’énergie, tout en laissant des idées nouvelles fleurir et des pratiques nouvelles s’épanouir.

Cécile est la directrice dont la bibliothèque départementale du Val d’Oise a aujourd’hui besoin. Le renouvellement est le moteur du dynamisme. Il est aussi, inévitablement, celui des personnes. Je suis en cela fidèle aux derniers mots de mon article de 2005 intitulé Le fossé des générations. Et je reprends volontiers, en l’adaptant à la suite de Jean-Pierre Zanetti, cette formule magnifique : « Il faut qu’elle croisse et que je diminue. »

Ainsi va la vie et c’est tant mieux.

Post scriptum du 8 avril.

Je n’avais pas souhaité soumettre ce billet à commentaire, parce qu’il concerne d’autres que moi, une équipe, une collectivité. J’ai donc supprimé les commentaires élogieux ou critiques qui ont surgi sur d’autres billets mais concernaient en réalité celui-ci.

Je précise cependant à ceux qui cherchent midi à 14 heures que ma décision n’a été motivée par d’autres considérations que la conscience de ma propre usure (fruit du temps qui passe et du vieillissement) et de mes limites, qui m’ont fait conclure qu’une autre que moi était à même de donner à ce service le nouveau souffle dont il avait besoin.

Rien de poutinesque donc (même si j’ai par plaisanterie fait allusion à ce cas) ni une façon de passer mon temps en conférences au frais des contribuables du Val d’Oise.

Quant à mes nouvelles tâches elles sont tout simplement les mêmes (autant d’encadrement, autant de dossiers) sinon qu’au sein d’un duo de direction je n’ai plus la prééminence ni le dernier mot et ne suis plus l’interlocuteur premier de la hiérarchie.

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Les bibliothèques dans les nuages

Posted by Dominique Lahary le 11 janvier 2010

Lors de plusieurs interventions en 2007 (notamment un colloque de l’Assemblée des départements de France le 17 marsune rencontre professionnelle à Tours le 7 avril, une conférence à Genève le 9 avril 2009 et, une journée d’étude à Martigues, 19 octobre 2009), j’ai utilisé un schéma en trois cercles (ou plutôt trois ensembles) pour représenter la relation entre bibliothèque et web :

  • Le premier cercle, qui englobe tout, est le web dans son ensemble. Il constitue la bibliothèque globale, même si c’est aussi bien d’autres choses.
  • Le second est l’ensemble des « bibliothèques dans les nuages ».
  • Le troisième est constitué par les bibliothèques locales, lieux physiques.

Le schéma animé est .

Cette analyse ne vaut bien sûr que si on considère le côté numérique des choses : comme lieu physique d’accueil et de service, la bibliothèque locale renvoie à d’autres besoins et d’autres relations.

J’ai conçu cette représentation en réactions à de fréquentes analyses et propos concernant les bibliothèques dans l’univers numérique, notamment dans la presse généraliste. Quant on parle des bibliothèques, il me semble qu’on ne parle de quelques-unes, qui ont quelque chose à numériser. Mais la plupart ne sont pas concernées. Or elles ont bien naturellement une place dans le paysage général. Ne confondons pas numérisation (l’acte de numériser ce qui n’est pas numérique) et numérique (l’état d’une ressource). Toutes les bibliothèques devraient avoir affaire avec le numérique, peu finalement avec la numérisation.

Développons.

Le web n’est pas une bibliothèque, dit-on dans les milieux bibliothécaires, ce qui se conçoit si l’on définit la bibliothèque comme un ensemble organisé de documents. Mais si on se place du point de vue des utilisateurs, il me semble que la bibliothèque se définit comme un ensemble permettant de chercher, de trouver et de s’approprier une ressources, momentanément ou non, pour l’utiliser. En ce sens, le web dans son ensemble  remplit bien une fonction bibliothèque, même s’il en remplit bien d’autres Voilà le premier cercle.

On peut définir les bibliothèques numériques comme des ensembles organisés de ressources numériques, mises en place par une ou plusieurs bibliothèques institutionnelles. Si elles sont accessibles sur le web, qui est bien  utile, elles constituent alors une contribution qui peut-être cohérente, vérifiée, sélectionnée, à la bibliothèque globale qui n’est rien de tout ça. Elles relèvent me semble-t-il de ce qu’on décrit comme le « cloud computing », l’informatique dans les nuages, qui fait que l’on stocke sur Internet, non sur son disque dur, ses messages, ses photos de vacances ou même ses applications. Ce sont les « bibliothèques dans les nuages » (j’utilise cette expression pour son caractre imagé, et par analogie au « cloud computing », l’informatique dans les nuages, qu’on me pardonne cette approximation) . Sans elles il manquerait quelque chose au magma du web. Si comme c’est préférable ces bibliothèques sont librement indexables par n’importe quel moteur de recherche, beaucoup d’internautes tomberont une  ressource de ces bibliothèques numériques en passant par un moteur. Certains qui identifient la bibliothèque par son portail, où fréquentent un outil de recherche spécifiquement bibliothécaire, utilisant un protocole de recherche mutualisée, se promèneront spécifiquement dans une bibliothèque ou un ensemble de bibliothèques. Et peut-être les premiers, atterrissant sans l’avoir chercher dans un tel ensemble, rejoindront-ils les second.

Et les bibliothèques physiques ? Ce sont elles qui reçoivent le public dans leurs locaux, mais aussi sur leurs sites web. Quelques-unes ont une collection numérique, éventuellement dans les nuages. La plupart en sont dépourvues, même si elles relaient, contre paiement, un accès à des ressources qu’elles ne stockent pas. Elles sont, entre autre,  des relais des deux premiers cercles. Elles donnent accès de leurs locaux ou de leurs sites et font, sur place par la présence humaine ou sur écran par la médiation virtuelle, œuvre de facilitateurs de l’accès et de sa grammaire.

Les bibliothèques et le numériques ? De quelles bibliothèques, de quelle bibliothèque parlez-vous ? Si vous ne voyez qu’un des trois cercles, vous ne voyez pas le tout.

(rectification de ce billet le 15 janvier 2010 suite à une remarque de Quentin Chevillon).

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