Le 1er février 2010, je ne serai plus directeur de la bibliothèque départementale du Val d’Oise, poste que j’occupais depuis octobre 1999, ayant eu l’honneur de succéder à Françoise Danset. Je suis très heureux de céder la place à Cécile Le Tourneau qui en était la directrice adjointe depuis 2000. Et je deviens directeur adjoint à sa place.
C’est moi qui ai proposé cette permutation. Je ne sais si j’y aurais songé sans le précédent de Jean-Pierre Zanetti. Elle a été acceptée par Cécile et validée par notre hiérarchie.
Je suis content d’avoir occupé ce poste pendant dix ans et cinq mois. Bien des choses ont été faites, avec une équipe formidable à qui je rends ici hommage.
Mais j’ai pensé que je serais plus utile en passant au second plan, sans déserter en rien : il ne me reste plus que quelques années de vie salariée et, si je les passe en totalité et en partie au Conseil général du Val d’Oise, je pourrai continuer à le faire bénéficier de mon expérience, de mes analyses et de ce qui me reste d’énergie, tout en laissant des idées nouvelles fleurir et des pratiques nouvelles s’épanouir.
Cécile est la directrice dont la bibliothèque départementale du Val d’Oise a aujourd’hui besoin. Le renouvellement est le moteur du dynamisme. Il est aussi, inévitablement, celui des personnes. Je suis en cela fidèle aux derniers mots de mon article de 2005 intitulé Le fossé des générations. Et je reprends volontiers, en l’adaptant à la suite de Jean-Pierre Zanetti, cette formule magnifique : « Il faut qu’elle croisse et que je diminue. »
Ainsi va la vie et c’est tant mieux.
Post scriptum du 8 avril.
Je n’avais pas souhaité soumettre ce billet à commentaire, parce qu’il concerne d’autres que moi, une équipe, une collectivité. J’ai donc supprimé les commentaires élogieux ou critiques qui ont surgi sur d’autres billets mais concernaient en réalité celui-ci.
Je précise cependant à ceux qui cherchent midi à 14 heures que ma décision n’a été motivée par d’autres considérations que la conscience de ma propre usure (fruit du temps qui passe et du vieillissement) et de mes limites, qui m’ont fait conclure qu’une autre que moi était à même de donner à ce service le nouveau souffle dont il avait besoin.
Rien de poutinesque donc (même si j’ai par plaisanterie fait allusion à ce cas) ni une façon de passer mon temps en conférences au frais des contribuables du Val d’Oise.
Quant à mes nouvelles tâches elles sont tout simplement les mêmes (autant d’encadrement, autant de dossiers) sinon qu’au sein d’un duo de direction je n’ai plus la prééminence ni le dernier mot et ne suis plus l’interlocuteur premier de la hiérarchie.