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Blog professionnel de Dominique Lahary, bibliothécaire. Mes propos n'engagent que moi.

Le catalogage local, scandale intime

Posted by Dominique Lahary le 5 mars 2009

Le numéro de février 2009 de la revue Archimag porte dans son bandeau supérieur, à côté de la photo de Thierry Giappiconi, cette citation « Cataloguer au niveau local est inutile et nuisible. »

En p. 6 et sur le web, on peut lire son interview

Extrait : « Il est […] depuis longtemps inutile de refaire la même chose dans chaque bibliothèque. [...] Continuer à cataloguer au niveau local, n’est pas seulement inutile mais nuisible. Cette pratique accapare inutilement le temps de travail d’un personnel qualifié tout en créant des particularités locales qui compliquent le travail en réseau. »

C’est parfaitement inutile pour les produits de l’édition puisqu’il suffit que le travail soit fait une seule fois et dupliqué.

C’est nuisible puisque le personnel des bibliothèques passe du temps à cette tâche au lieu de faire quelque chose de plus utile. »

J’ajoute une variante de cette maladie : la modification des notices récupérées, phénomène extrêmement répandu et qui abouti à cet exploit que récupère l’information ne fait pas gagner de temps !

Je pointais ce travers dans mon article « L’agent c’est de l’argent : Du bon usage de la ressource humaine » paru dans BIBLIOthèque(s) no40 d’octobre 2008 et concluais : « Regardons sa survivance pour ce qu’elle est : un scandale intime. »

On m’a demandé plusieurs fois prononcé une conférence anticatalogage, dont voici le support sur diapositive et le résumé textuel. Je l’ai faite volontiers, mais surtout devant des assistances convaincues d’avance.

Je ne partage pas la vision bibliographique de Thierry Giappiconi : j’admets la pluralité des sources et accorde peu d’attention aux autorités. Mais cela élargit le champ de la coalition anticatalogage : nous sommes alliés malgré nos visions différentes.

Cette question des autorités est cruciale : si vous y accordez de l’importance, suivez donc Thierry Giappiconi à la BnF. Car la maintenance de la cohérence locale des autorités est un des motifs de la persistance du travail local sur le catalogue. Et c’est comme le ménage : c’est tous les jours à recommencer.

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18 Réponses to “Le catalogage local, scandale intime”

  1. aimable said

    Si j’ai bien compris, D. Lahary, vous ne faites jamais le ménage chez vous. C’est du propre !

  2. Yvonnic said

    Ce n’est ni ici ni, comme vous le dites avec lucidité, devant « des assistances convaincues d’avance » que ce débat sera tranché. Les bibliothécaires savent bien gagner du temps lorsqu’ils en ont besoin et bien peu optent pour ces positions tranchées des partisans d’une soi-disant « coalition anticatalogage » qui trouvent là une occasion de promouvoir les réseaux les plus monolithiques. Il est certain que nous sommes tous d’accords sur un seul point : ne pas récupérer de notices serait, actuellement, stupide. Ne pas se donner la possibilité de les modifier serait tout aussi stupide. Nous adaptons nos notices à nos publics, nous les enrichissons « en local », voire même nous les simplifions parfois, pour les rendre attractives, intuitives au niveau de la recherche. Et ce travail est considéré comme utile par nos collègues des petites et moyennes structures. Il faudrait, pour être un jour bien complet et bien convaincant, pouvoir sortir et publier le résultat des recherches des publics sur les opacs locaux simples duplications de notices BNF/Rameau, et sur les autres. On pourrait avoir des étonnements bien supérieurs à vos scandales intimes. Remettre le lecteur au centre, c’est aussi lui donner des outils corrects. Et ça c’est du travail et du travail utile. Ah, ces saletés de « particularités locales qui compliquent le travail en réseau » ! Ces éternels grains de sable qui empêcheront toujours les technocrates du rouleau compresseur de la notice unique de danser en rond ! Non messieurs les coalisés, vous n’arriverez jamais à nous faire croire que tous les publics se valent, de préférence sur un modèle universitaire, et que leurs besoins sont identiques. La couleuvre est troip grosse à avaler. Continuons à travailler localement ou en réseau, à rendre nos opacs utiles parce qu’utilisés. Nous ne perdons pas notre temps. Un bon opac est un des instruments fondamentaux de la mise en valeur des fonds, et, probablement, la première marche à faire franchir à nos lectorats pour reduire la fracture numérique. Combien de lecteurs les utilisent, combien s’y retrouvent, combien les ont délaissés définitivement ? J’ai un collègue qui a tranché définitivement : « les opacs ne servent à rien, je n’ai pas 10% de mes lecteurs qui les utilisent « . Vous pourriez le retrouver dans votre coalition, mais pour de bien mauvaises raisons. Personnellement je connais des petites structures où les postes opacs ne sont même pas allumés ! Ailleurs, d’autres collègues s’acharnent à proposer des « formations à l’utilisation de l’opac ». Que de diversité d’idées et de pratiques! Tous ces gens ne vous écoutent pas, la plupart ignorent jusqu’à votre existence et celle de vos scandales intimes.

    « j’admets la pluralité des sources », dites-vous. Mais pas la disparité des pratiques. Votre trajectoire est désormais bien connue et répétitive : uniformisation.

    Et puis, gagner du temps, pour quoi faire très exactement ? De l’animation, du réseautage, de la « médiation » ? Ah oui, c’est vrai, la « mediation », le dernier mot fourre-tout à la mode de chez nous….

    Je propose la création d’un Prix du Meilleur Opac…décerné par un comité de lecteurs.

  3. dbourrion said

    le catalogage, le tonneau des Danaïdes des bibliothèques qui permet d’éviter d’avancer par ailleurs, sur les choses essentielles, comme par exemple : être au contact des usagers, faire, oui, de la médiation…

    + 1 pour moi dans la coalition…

    PS : en fait, je reste politiquement correct. Pour moi, entre nous, tout ça relève  » d’infamies  » que l’on fait subir aux diptères :-)

  4. melvil said

    Bonsoir,
    quelle energie passée par Yvonnic à sauver le soldat ISBD !

    Ce que je ne comprends pas c’est que Amazon ou la fnac n’utilisent pas la norme Z44 050(scandale public) et qu’ils ne font pourtant pas faillite.

  5. Yvonnic said

    Ces réponses faciles et ironiques proviennent toutes de la même source, une poignée de blogueurs plus ou moins spécialisés dans l’accueil et la médiation de publics estudiantins. Ce n’est pas pour ces coalisés, minuscules en regard des milliers de petites et moyennes bibliothèques « tous publics », que je parle.

    Je dis que repiquer les yeux fermés les notices des catalogueurs de la BNF, ces bibliothécaires sans public, c’est professer un mépris affiché du public dans sa diversité.Et ce n’est pas le rajoût, tout aussi mécaniques, de belles images tirées d’Amazon ou autres commerçants, qui y changera quelque chose.

    Et si l’opac n’est pas une des premières formes de médiation,je me demande bien ce que vous entendez par médiation.

    Vous n’êtes pas représentatifs, et vous le savez, en dehors d’une poignée de blogueurs-amis. Et nous avons depuis longtemps constaté que l’immense majorité de la profession est absente de vos débats (qui ressemblent effectivement parfois aux cruautés infligés à certains diptères, monsieur Bourrion, l’homme qui croit qu’un bon opac remplace ou empeche le contact avec les publics !).

    Face à vous, mon combat est donc necessairement ridicule, et donc facilement ridiculisable, mais il est loin d’être perdu sur le terrain.

    Faites-vous donc plaisir à peu de frais (et avec aucun argument, en plus, belle preuve de mépris supplémentaire…)

  6. dbourrion said

    @Yvonnic :  » monsieur Bourrion, l’homme qui croit qu’un bon opac remplace ou empêche le contact avec les publics !  » : vous vous trompez totalement sur ce que je crois. Je disais juste que si l’on perdait moins de temps à cataloguer, on pourrait en passer plus avec le public, en vrai.

    Comme vous le dites, l’opac est une des premières formes de médiation (vous prêchez un convaincu) ; mais la première vraie forme de médiation, c’est de parler avec les usagers. Or je pense que la tentation de passer son temps à faire de la dentelle sur des notices, et le fait de passer effectivement son temps à peaufiner cette dentelle, sont des moyens commodes et fort utilisés de fuir l’usager. Voilà.

  7. davidolib said

    Je ne suis absolument pas d’accord avec le rapprochement opac-catalogage. Une fois de plus, on confond outil pro (SIGB) et OPAC (outil public). La plupart des OPACS sont affreusement mauvais car on se contente de balancer un pavé ISBD auquel le lecteur lambda ne comprend rien (couv. ill. en coul., kesako ?). Qu’on forme les usagers, bien sûr, mais surtout rendons les OPACS plus intuitifs. Qu’on connaisse les normes de catalogage pour paramétrer correctement un affichage, oui. Qu’on enrichisse l’OPAC par des réseaux sociaux, des tags (et au passage si on travaillait enfin sur la mise en commun des tags et avis des usagers !), et par tout autre service existant, oui ! Et qu’on en invente des nouveaux OUI !
    Pour terminer, le catalogage a des normes. Si vous cataloguez en local en la détournant, pourquoi utilisez vous une norme ?

  8. aimable said

    @ Bourrion

    « Or je pense que la tentation de passer son temps à faire de la dentelle sur des notices, et le fait de passer effectivement son temps à peaufiner cette dentelle, sont des moyens commodes et fort utilisés de fuir l’usager. » On ne fréquente pas les mêmes lieux, c’est une évidence. De mon côté, je vois, à l’inverse, chez les collègues, le souci de mettre à la disposition des gens un instrument simple et efficace (l’opac) – ce qui est très proche de l’esprit et des pratiques dont parle Yvonnic. Par ailleurs, ce travail n’empêche aucunement le contact avec les gens (c’est une question d’organisation).

    Je me demande si le scandale que constitue pour la « coalition » la « perte de temps » et la « fuite » devant « l’usager » ne cache pas une autocritique. Je m’explique. Vous semblez être comptable du temps perdu par vos collègues (et nombre de bibliothécaires) à accomplir des tâches inutiles et destinées à éviter le « vrai » travail. Que pensez-vous du temps consacré à peaufiner des « profils de poste » (tout ça pour recruter des imbéciles férus de catalogage – quelle efficacité !), des « tableaux de bord » et autres outils – très fashion – du « management des bibliothèques », à la méthodologie de l’évaluation, etc. ? Que pensez-vous du temps passé par les chefs dans des stages du genre : « Les outils du coaching » (CNFPT 2009) ? Que pensez-vous de la multiplication des journées professionnelles consacrées à l’examen de fausses questions ?

    « Fuir l’usager », dites-vous. La fuite, telle que vous la concevez, c’est la confusion de la fin et des moyens – et je vous approuve. Allons donc voir de près. Lorsqu’un bibliothécaire a le souci de construire un outil utile pour les lecteurs, il ne fuit pas (voir le message d’Yvonnic). Que penser à l’inverse de la technomanie des modernisateurs, des idéologues du « 2.0 » ? Dans le quotidien, cette « expertise » technicienne constitue bien plus sûrement un moyen idéal pour éviter le contact avec les lecteurs : en général, parce qu’on n’a rien à partager d’autre que ce pseudo-savoir ; aussi parce que parler du haut de la chaire informatique est une occupation en soi, « chronophage » comme disent les branchés – et on justifie ainsi à bon compte son salaire (eh oui, man !) ; plus rarement, parce qu’il permet de construire un efficace cordon sanitaire avec le public, et de cacher une phobie du contact.

    Coalisés : interrogez-vous sur vos propres pratiques et, au minimum, vous deviendrez plus indulgents.

    Aimable

  9. MxSz said

    De toute façon, il est bien prévu que l’épreuve de catalogage du concours de BAS soit maintenue dans la mouture 2010.

    Visiblement, en haut lieu, c’est qu’on pense que le catalogage est toujours un élément fondamental du métier (ou un pré-requis, peut-être ?), pour les fonctionnaires d’Etat en tout cas.

    Alors après, on peut en effet râler contre le catalogage, n’empêche que…

    PS: juste une question: je croyais naïvement qu’il était possible de mettre en place des filtres afin d’importer, avec un habillage local, les notices de la BnF.

  10. dbourrion said

    @Aimable : d’accord sur l’organisation ; mais je vous fais simplement part d’un sentiment tout personnel, et de constats que je fais au quotidien. Sur les réunions et autres, d’accord aussi : je n’y vais pas. Mais penser que le responsable de bibliothèque numérique fuit le contact, c’est ne rien savoir de mes occupations et de mes actions.

    @MxSz : on peut se demander si l’épreuve n’est pas maintenue pour des raisons d’inertie ; et d’incompréhension des évolutions du métier (pourquoi, par exemple, ne pas remplacer cette épreuve par une éreuve d’évaluation du sens du contact…. Puisque tout le monde s’en gargarise et prétend que c’est le coeur du métier alors que dans les faits, trop souvent…)
    Et pour répondre à ton PS : tu as parfaitement raison, on peut utiliser une notice BnF telle quelle. Mais la customiser, c’est tellement mieux et plus long… L’erreur de fond, c’est de croire qu’un usager se préoccupe de nos notices… Les bibliothécaires pensent que le monde est plein de bibliothécaires… Mais non, 98 % des usagers se contrefichent de notre dentelle…

  11. Yvonnic said

    @Davidolib. Je ne « détourne pas la norme »,pas plus que je ne « customise » mes notices. Je suis d’accord avec vous : j’ai un opac de m…. ( issu d’un SDBG qu’on m’a imposé au nom de ses soi-disant performances au niveau du réseautage !) et j’essaie simplement d’en faire un outil accessible pour le public. Vos médiations ont un très gros inconvénient : elles tiennent à la présence des médiateurs, et si possible compétents. Et je n’ai evidemment rien contre. Mais la réalté de (nos) terrains montre bien souvent la présence de médiateurs incompétents ou indisponibles. Pas d’angélisme, messieurs les recruteurs de vacataires!
    Un bon opac est un outil qui permet au lecteur d’acquérir une certaine AUTONOMIE dans ce lieu et ces normes qui semblent effectivement trop souvent avoir été pensés par les bibliothécaires pour des bibliothécaires!
    Et arrêtez de caricaturer : je récupère 98% de mes notices(sur Electre et Bnf), je suis parfaitement conscient du temps que j’y ai gagné, et j’en récupère une infime partie à travailler mon pavé pour en faire un élément valable sur l’opac.
    98% de nos usagers se contrefichent de nos dentelles ? C’est étrange, mo,nsieur Bourrion, vous vous rapprochez du nombre de lecteurs qui délaissent des opacs inadaptés.
    Le discours sur « le temps gagné », comme sur l’illusion techniciste des Web 2.0, et comme celui sur la médiation chaleureuse et humaine, mériterait de temps en temps de sortir des généralités et de se confronter au réel. Nous savons bien que tout le monde ne catalogue pas, que tout le monde n’accueille pas etc…alors acceptons les différences d’organisation.
    Mais foin des coalitions de jusqu’auboutistes visant la simple disparitions du catalogage (qui est aussi une autre façon de connaître un livre, mais c’est un autre débat…)

  12. Nicolas said

    @Yvonnic : « Nous adaptons nos notices à nos publics, nous les enrichissons “en local”, voire même nous les simplifions parfois, pour les rendre attractives, intuitives au niveau de la recherche. »

    Pourriez-vous nous en dire plus sur ces adaptations, svp ? sur quels champs Marc ou autre ? dans quel sens ? quelle indexation-matière ? Comment arrivez-vous à adapter vos notices à vos publics ?

    Cela me permettrait de mieux saisir votre point de vue. Merci

  13. je trouve cet article dans ma veille « automatique » : il côtoie un article intitulé  » Escapades bibliothéconomiques en Hollande : compte rendu »
    De quels fromages parle-ton ?

    ;-)

  14. Le catalogage local est un vieux fromage français dans lequel on s’installe. Certainement pas une spécialité hollandaise.

    On produit des notices « moulées à la louche », « d’appellation d’origine locale contrôlée » ou bien d’origine coopérative mais « affinées dans nos caves » ;-)

  15. JM Salaun said

    Il n’y a vraiment que des bibliothécaires (français) pour s’enflammer de la sorte sur le catalogage ;-). Je vous suggère la lecture de ce diaporama :
    Karen Calhoun, “OUR space: the new world of metadata” (présenté au Industry Symposium, IFLA, Québec, CANADA, Août 14, 2008)

    http://www.slideshare.net/amarintha/our-space-the-new-world-of-metadata-presentation

  16. aimable said

    « Il n’y a vraiment que des bibliothécaires (français) pour s’enflammer de la sorte sur le catalogage. » Et l’engouement actuel de la profession pour le management, l’encadrement social, la supermarchandisation des bibliothèques, la cybernétique, comment l’appréciez-vous ?

    Cet acharnement de la « hype » du métier à dénoncer une manie qui n’existe plus (la masturbation du catalogueur) est caractéristique de la STRATEGIE des grands timoniers de la corporation : poser de faux problèmes pour masquer les vrais.

    Un autre exemple : il y a quelques années, un petit malin a provoqué l’hilarité générale en publiant un texte sur le prétendu « jargon » professionnel. Tout le monde a salué une initiative « géniale », qui, sauf le respect que je dois à son auteur, n’était en fait qu’une pure bêtise. Ce qui était présenté comme un imbittable sabir est en fait un vocabulaire technique assis sur une pratique professionnelle (tout métier possède sa langue, laquelle perd son sens en dehors du contexte professionnel). Par contre, il n’est pas venu à l’esprit de l’auteur, ni de la profession, de s’interroger sur l’envahissement de la novlangue managériale – dont la vacuité et le ridicule n’ont d’égales que la prétention et la niaiserie de ceux qui l’emploient. La vraie question, en l’occurrence : qu’exprime cette déchéance de la langue (et de la réflexion) du point de vue de l’évolution du métier et de la lecture publique ?

    Aimable

  17. JM Salaun said

    Que d’agressivité de la part d’un Aimable ;-) !

    Aucune stratégie de ma part, ni acharnement, ni d’ailleurs aucune dénonciation d’une manie. Juste un clin d’œil amical de l’autre coté de l’Atlantique, et une suggestion d’aller voir comment la question est posée dans d’autres contextes.

    Pour information, le catalogage est enseigné à l’EBSI, si cela peut rassurer.

  18. Liber libri (qui vient d’emménager dans son propre nom de domaine) a fermé le débat sur la même citation de Thierry Giappiconi : http://www.liberlibri.fr/?p=298 en renvoyant à ce débat-ci.

    Je vais quand même le clore également. Il est sans fin. Des partisans du catalogage local ou de la modification locale de notices récupérées se sont exprimés, fort bien.

    Pour ma part je persiste et signe : c’est un scandale qu’en France tout particulièrement on se livre à cette activité inutile, pour un travail signalétique (comme s’il fallait partout réécrire la même carte d’identité) ou pour peaufiner des accès qui de toutes façons sont utilisés par le public avec la culture désormais dominante de la recherche floue par mot clé intuitif.

    Fignoler une adaptation locale des données en fonction de l’état actuel de votre logiciel actuel ? Mais on s’en fiche. On sait que la plupart des recherches bibliographiques passent désormais mais les librairies en ligne, qui ne raffinent pas outre mesure.

    Un commentateur du blog Liber, libri dit modifier les notices « pourries » d’Electre : la base de ma bibliothèque est faite de notices du même fournisseur (pour les livres) sans correction ni vérification des autorités, personne ne s’en est jamais plaint.

    Laissons plutôt nos catalogues en ligne s’enrichir des images de couvertures (affichées par processus automatique sans numérisation locale, bien sûr !) et des commentaire des internautes.

    Déjouons les postures plébéiennes : ce que je dis, bien des bibliothécaires même français le disent aujourd’hui, un certain nombre le pratiquent, cela vaut pour tous les types de bibliothèques, y compris les petites bibliothèques publiques, et non pour le seul public étudiant.

    Mais ce n’est pas un débat intellectuel, « à fleurets mouchetés » comme dit l’autre : c’est un combat. Je l’assume.

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